Laurence Arné

Franco-hollandaise, Laurence pratique dès l’enfance la danse, le piano et le chant au conservatoire d’Angoulême. Ses premiers pas dans le monde artistique la poussent spontanément à regagner Paris, en 2003, pour poursuivre dans cette voie. Elle s’inscrit au Studio 34 (École de théâtre), mais ne néglige pas pour autant ses études de sociologie et de sciences des médias. Une chose est certaine : elle aime faire rire ! Laurence se lance alors dans l’écriture de son one woman show, se met en scène et interprète son spectacle en 2006 au théâtre Le Bout. Très vite repérée, Laurent Ruquier l’engage pour sa nouvelle pièce « Open Bed » aux Bouffes Parisiennes. S’ensuit une collaboration avec Dominique Farrugia sur TPS Star, dans l’émission « Le Soiring », aux côtés de Manu Payet et Bruno Guillon. En 2009, Dominique Farrugia produit lui-même son nouveau talent du rire, au théâtre des Blancs Manteaux. 2010 la mènera au cinéma où elle fera ses débuts dans une comédie romantique « L’amour c’est mieux à deux » de Dominique Farrugia (encore et toujours !) et d’Arnaud Lemort. Humoriste et désormais actrice de talent, elle enchaînera ensuite dans « Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde » de Stéphane Kazandjian et dans, « Un jour mon père viendra » de Martin Vallente.

Retrouvons la dès ce soir sur Canal + dans « WorkinGirls » Saison 1, aux côtés de Claude Perron, Vanessa David et Blanche Gardin.

Fort attendue, cette série nous révèle l’univers d’une PME banale, dans laquelle tente de cohabiter tout son personnel. Entre une DRH méga nymphomane (interprétée par Laurence), une cadre supra psycho rigide, une mère de famille complètement dépassée entre son job et sa maison, deux standardistes atypiques et une chef de marketing qui parvient même à déprimer son psy…

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

Tout ! Enfin un film couillu ! C’est drôle, débile, singulier ! Une atmosphère décalée, où le regard de la femme prime sur l’homme dans cette entreprise. On sort enfin du cliché féminin basique ! Elles en veulent, elles s’affirment et le prouvent !

Parlez-nous de Déborah, le personnage que vous interprétez.

Elle est tout à la fois pathétique, drôle, mais si seule. Déborah n’y va pas par quatre chemins et se comporte comme un homme. Cette nympho cumule les plans cul, loin de l’ambiance romantique à laquelle toute femme aspire. Exit les sentiments !

Quel autre rôle auriez-vous eu plaisir à jouer dans cette série et pourquoi ?

J’aime beaucoup le rôle de la big boss, interprétée par Claude Perron. Elle est d’une crédibilité ! C’est un mix féminin total !

Beaucoup d’hommes pensent, encore aujourd’hui, que la place d’une femme est dans son foyer. Comment concevez-vous, personnellement, l’épanouissement de la femme au XXIe siècle ?

Tout dépend du caractère ! Certaines s’épanouissent à la maison, d’autres au boulot ou à travers une activité sportive. L’essentiel est de pouvoir tout concilier, non ? A chacune sa formule magique !

Personnellement, j’attends un bébé pour juin et je reprendrai dès juillet le tournage de la Saison 2. Je n’échappe pas au regard des gens sur cette reprise rapide et les jugements des femmes sont plus dures encore. J’aime mon métier et peu importe les conventions sociales… C’est un vrai débat, et pourtant l’organisation des mois à venir ne dépend que de moi, non ? Reprendre le travail en sachant mon bébé entre de bonnes mains me rendra heureuse et sereine.

A travers quelle working girl les téléspectatrices vont-elles plus facilement s’identifier ?

La mère de famille nous fait partager à l’écran sa vie professionnelle et familiale en nous plongeant dans son intimité. La majorité des femmes se retrouvera dans ce portrait.

Le tournage de la saison 2 débutera cet été. D’autres saisons sont-elles programmées ?

Non, pas pour l’instant.

Vous serez prochainement à l’affiche de « Dépression et des potes » d’Arnaud Lemort (sortie le 2 mai 2012), puis de « Bowling » de Marie Castille le 18 juillet 2012 et enfin du film de Kad Merad et Olivier Baroux « Qui a retué Pamela Rose ». A quand votre prochain one woman show ?

Il est vrai que le one woman me manque. C’est une salle de jeux qui me procure tant de vibrations ! J’aimerais vraiment le reprendre, le réactualiser et le programmer sur du long terme et dans de grandes salles. Néanmoins, je ne pouvais refuser toutes ces opportunités qui se sont présentées à moi ces derniers mois. Mon projet est juste en standby !

Durant votre parcours, quelles ont été les rencontres marquantes et décisives qui ont influencé votre carrière ?

Gérard Sibelle qui m’a intégrée dans l’équipe « Juste pour rire » et Dominique Farrugia qui fut l’élément déclencheur. Ma coach Karine Muris également et de nombreuses personnes du métier, rencontrées ça et là, au cours des tournages.

Quel rôle aimeriez-vous incarner aujourd’hui et avec quel réalisateur ?

Pianiste moi-même, j’aimerais beaucoup incarner le rôle d’un musicien dans une comédie anglo-saxonne. Peu importe le réalisateur, pourvu que je ressente le film !

Parlons un peu de vous à présent !

Décrivez-vous en trois mots.

Farfelue – Pudique – Curieuse.

Avez-vous une addiction particulière ?

Le rire

Gourmande ou gourmet ?

Gourmande

Côté mode, vous êtes plutôt chic ou choc ?

Pas très mode, je l’avoue… je privilégie le confort avant tout.

Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ?

Mon iPod, carnet/crayon et mon chéri.

Quelle situation peut vous déstabiliser ?

La compétition, car je ne suis pas stratégique du tout. Je bloque facilement face à ce genre de personnes. C’est terrible !

Votre dernière colère ?

Pas plus tard qu’hier ! Je me trouvais à bord d’un bateau sur le bassin d’Arcachon quand un homme m’a bousculée. Je lui ai adressé une remarque, lui montrant que j’étais enceinte. Il m’a alors fait comprendre que sa priorité allait aux personnes âgées, et non aux autres ! J’étais furieuse !

Quelle est votre plus grande fierté ?

D’avoir tout misé sur ma carrière : mon énergie, ma créativité, ma perspicacité et d’y être parvenu ! J’ai grandi depuis Angoulême !

Quel achat avez-vous réalisé avec votre premier cachet ?

Un week-end à l’étranger

Vous rappelez-vous de votre premier passage à la télé ?

Oui, j’étais avec Manu Payet et Bruno Guillon pour « Le soiring », sur TPS Star. J’étais très concentrée mais je me suis beaucoup amusée !

Informations

Articles similaires

Lola Naymark

L’histoire de Lola Naymark, sous les projecteurs, démarre dès l’âge de 7 ans. Elle tourne tout d’abord dans des téléfilms « La nouvelle tribu » et « Un coup de baguette magique » de Roger Vadim. A 10 ans, Bunny Godillot lui offre le rôle principal dans « Riches, Belles, etc » aux côtés de Claudia Cardinale, Anouck Aimée et Marisa Berenson. En 2002, elle joue avec Omar Sharif, Gilbert Melki et Isabelle Adjani dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron.En 2004, elle obtient le prix Michel Simon, se voit nominée aux Césars dans la catégorie « Meilleur espoir féminin » et reçoit le prix de la révélation féminine au festival de Cabourg pour « Brodeuses » d’Eléonore Faucher, dans lequel elle tient le rôle principal aux côtés d’Ariane Ascaride.Elle enchaîne avec « La Maison de Nina » de Richard Dembo, « Dans tes bras » d’Hubert Gillet aux côtés de Michèle Laroque et « L’Armée du crime » de Robert Guédiguian. Place au théâtre dès 2009, où elle interprète Ophélie dans « Le jour des meurtres dans l’histoire d’Hamlet », mis en scène par Thierry de Peretti. Puis, elle intègre, l’année suivante, la compagnie de théâtre Les Années Ivres, avec laquelle elle joue « Le Dindon » de G. Feydeau pendant deux ans au Festival d’Avignon.En 2011, elle joue aux côtés de Yann Barthès dans « Arthur Flèche », un court métrage de Samuel Hercule pour Canal +.Jusqu’au 30 juin, Lola Naymark vous invite à vous rendre au théâtre de l’Atelier où elle se produit sur la scène dans « Liaisons Dangereuses », mis en scène par John Malkovich.Nous la retrouverons également dès le 11 juillet à l’affiche du film « Ma bonne étoile » d’Anne Fassio, aux côtés de Fleur-Lise Huet, Christophe Lambert et Claude Brasseur.Synopsis : En Normandie, Louise (Fleur-Lise Huet) vit heureuse dans le monde du cheval. Brusquement, le destin frappe. Louise reste seule avec son père (Christophe Lambert) et un ami de la famille (Claude Brasseur) à la Ferronnière, le haras où elle vit depuis toujours. Les affaires vont mal, ils sont au bord de la faillite…Heureusement, il y a Marquise, une jeune jument que Louise a élevée. Envers et contre tout, la jeune fille et Marquise vont se battre contre la fatalité qui semble s’acharner…‍

Lire

Brigitte

Elles sont deux mais ne forment définitivement plus qu'un pour ce nouvel album. Brigitte, femme plurielle, signe son grand retour avec un second opus intitulé « À bouche que veux-tu ». Affranchie de toute contrainte, puisque ce disque a été produit par leur propre label et a été entièrement écrit et composé par elles, le duo glamour et pailleté nous revient avec des morceaux aux influences et aux sonorités multiples. Perruques, maquillage et tenues similaires, les deux jumelles artistiques, Aurélie et Sylvie ont accepté de prendre la pose pour nous dans un joli restaurant parisien et de répondre à nos questions.

Lire

Dimitri Storoge

Comédien, mais également grand passionné de musique, Dimitri Storoge sera à l’affiche dès le 30 Novembre dans le film « LES LYONNAIS » d’Olivier Marchal, auprès de Gérard Lanvin, Tchéky Karyo, Daniel Duval, Lionnel Astier et Valeria Cavalli. Après 36 Quai des Orfèvres et MR 73, le réalisateur nous campe ici une fresque criminelle doublée d’une belle histoire d’amitié. Il nous replonge dans les années 70, à l’époque du Grand Banditisme avec le Gang des Lyonnais dont l’ascension prendra fin en 1974, lors d’une arrestation mémorable. Retrouvons un de ces hommes, un vrai, celui qui n’a peur de rien et qui se sent invincible grâce à ses amis, des vrais !

Lire